Philosopher ?
Une collection de philo pour ados


Faire lire à des ados quelque chose de pas idiot, c'est le double défi de la collection « Philosopher ? ». On s'adresse à l'intelligence du lecteur, sans l’abreuver de petites histoires morales mais en lui apprenant à déployer de vraies analyses, à développer des idées : à déplier sa pensée.

Certains des thèmes choisis sont des classiques, d'autres sont plus inattendus et montrent que le spectre d'application de la philosophie est vaste lorsqu'on aime poser de bonnes questions. Le chemin de lecture est continu et sans heurts, mais le livre effectue discrètement une construction conceptuelle cohérente. Le lecteur en prend conscience peu à peu. Vers la fin, le livre devient plus dense et les problèmes plus profonds : le lecteur a le sentiment qu'on a avancé, qu'on est allé loin, que ça se complique après avoir été bien clarifié.

Sans oublier le plaisir du contact avec un bel objet original. Les illustrations et la mise en pages s’ancrent volontairement dans un univers adolescent, parfois presque brouillon, à la manière d’un carnet de croquis. Les dessins viennent ajouter du sens au texte, remplir la page, jouer avec les mots, s’approprier la réflexion. Un illustrateur différent sera invité pour faire de chaque titre une création nouvelle.

>> LE BLOG de cette collection <<


EXPLIQUER

de Michel Puech, illustré par Quentin Duckit
Quentin Duckit (http://quentinduckit.com/), tout juste diplômé de l’école de dessin Émile-Cohl (Lyon), illustre ici un de ses premiers ouvrages.

« Expliquer, c’est déplier. Ce qu’on ne comprend pas, il faut se l’imaginer comme tout replié, froissé en boule : impossible de voir ce qu’il y a dedans. L’explication va déplier, ouvrir chaque pli, lisser là où c’est froissé, et si l’explication se passe bien, on verra clairement de quoi il s’agit. »

JETER

de Michel Puech, illustré par Pascal Lemaître
Pascal Lemaître (www.pascallemaitre.com) illustre pour la presse adulte et enfantine en Belgique, en France et aux États-Unis.

« Jeter, c’est faire disparaître, on ne veut pas savoir ce qui passe après. La poubelle est vraiment un objet magique. Jeter, rejeter, exclure : ces attitudes renvoient à la magie enfantine du « faire disparaître », c’est tellement facile ! Mais se faire jeter, c’est vivre une expérience d’humiliation qui est une racine profonde de la violence. »

AIMER

de Michel Puech, illustré par Nathanaël Milkes
Nathanaël Milkes (www.natinspace.com), diplômé de l’École des arts décoratifs de Paris, travaille pour la presse et l’édition.

« Dans l’amour, on a accès au vrai soi. Aimer suppose de l’authenticité : on ne peut pas faire le malin, jouer un personnage. Apprendre à aimer ce sera souvent la première et la plus belle occasion d’apprendre à être authentique et à exister plus intensément. »

VOULOIR

de Michel Puech, illustré par Till Charlier

Till Charlier a fait ses études à l’École de l’Image d’ Epinal puis a intégré les Arts Décoratifs de Strasbourg. Il travaille en tant qu’illustrateur et auteur de BD.

« Ce que je prends pour un vouloir, est-ce que ce ne seraient pas de simples velléités ? Je ne me dis pas "Je veux", mais plutôt : "Éventuellement ce serait bien si j’arrivais à faire cela mais je crois que finalement ça ne va pas se faire, en tout cas pas maintenant je le sens…" Qu’est-ce que vouloir ? Et comment vouloir se distingue de "vaguement souhaiter que quelque chose se fasse" ? La volonté ressemble à un muscle, elle commande les mouvements, mais pour qu’elle fonctionne, il faut l’entraîner, la développer et ce n’est qu’à force de fonctionnement qu’on arrive à bien l’utiliser, mais aussi à la doser. »

MARCHER

de Michel Puech, illustré par Louise Pianetti-Voarick
Louise Pianetti-Voarick, après deux ans aux Beaux-Arts de Beaune, entre à l’école Émile Cohl (Lyon). Elle illustre des ouvrages pour différents éditeurs (Glénat) et dans des magazines.

« Apprendre à marcher est aussi important pour le bébé que d’apprendre à parler. L’objectif est le même : devenir un humain. Quand on sait marcher, on devient capable d’aller tout seul où on veut aller. Dans tous les projets de la vie, on dira que "ça marche" pour dire que le projet avance, qu’on parvient à aller là où on souhaite aller. La marche permet l’autonomie, la liberté, le contact avec le corps et le réel, le contact avec l’espace et le temps. Il s’agit de retrouver une prise directe avec le monde. »

VIVRE

de Michel Puech, illustré par Olivier Balez

Olivier Balez est diplômé de l’école Estienne, il a fait ses débuts comme illustrateur dans Libération avec le feuilleton du Poulpe, en 1997. Depuis, il a réalisé plus de 300 couvertures de livres.

« Vivre, c’est avoir un objectif, viser un but, savoir ce qu’on veut et ce qu’on doit faire pour y parvenir. Ce sera vrai pour un être humain, mais c’est déjà vrai pour un ver de terre ou un baobab. »



LA HONTE !

de Michel Puech, illustré par Hicham Amrani
Hicham Amrani touche son premier crayon en 1992, découvre la bande dessinée en 2006 et débarque à l’école supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg en 2010.



« Nous sommes hypersensibles à la honte. Cette fragilité n’est pas une question de situation, elle ne dépend pas, en fait, de l’âge, du statut, du sexe, etc., elle est ce que les philosophes appellent un "universel" humain. La capacité à être blessé, à être atteint psychologiquement et moralement, et à en souffrir, existe chez tous les humains. Cette vulnérabilité à la honte est une donnée, il faut faire avec. »

MANGER

de Michel Puech, illustré par Anne Jourdren

Anne Jourdren est diplômée de l'école des beaux-arts de Nantes. En parallèle de son activité de directrice artistique, elle illustre, entre autres, pour Les Échos, Le Magazine Littéraire et les éditions Marabout.

« Manger suppose une harmonie de toute la personne, physique et psychologique, et aussi une harmonie dans la manière de trouver sa place dans le monde. C'est un mécanisme complexe qui peut se dérégler. »



PARLER

de Michel Puech, illustré par Bruno Chazel
Bruno Chazel est designer industriel. Parler est sa première plongée dans l'édition.







« Parler donne la meilleure chance pour s'entendre. C'est vrai entre les individus comme entre les nations, entre les groupes sociaux, entre les générations. S'entendre signifie écouter ce que l'autre dit, essayer de comprendre son point de vue, lui répondre, en acceptant l'idée de base que l'autre est capable d'évoluer et que moi aussi je suis capable d'évoluer. »